Les restaurants
ont besoin de bras
Les restaurants du Canada emploient 1,2 million de personnes, dont plus de 480 000 jeunes, ce qui signifie qu’un jeune sur six travaille dans un restaurant.
Même si le secteur de la restauration affiche la deuxième plus grande croissance salariale –tous secteurs confondus – depuis 2021, l’embauche demeure difficile dans plusieurs régions du pays.
Des politiques astucieuses d’Ottawa pourraient toutefois aider les restaurants à tirer leur épingle du jeu.
Faites défiler la page pour en apprendre davantage sur l’industrie de la restauration au Canada.
La restauration : 4e plus grand employeur au Canada
Près de 1,2 million de personnes au pays travaillent en restauration.
Les restaurants sont des moteurs économiques – des piliers de nos communautés.
Plus de 100 000
établissements au Canada
23,7 millions
de clients servis chaque jour
125 G$
en ventes annuelles
26 G$
en recettes fiscales
3,9%
du PIB du pays

70,000
Emplois en restauration sont vacants à ce jour.
Ce nombre devrait grimper à plus de
105,000
d’ici 2030, sans même tenir compte des nouvelles restrictions sur l’embauche de travailleurs étrangers.

La pénurie de main-d’œuvre nuit aux économies locales.
Il faut qu’Ottawa adopte des politiques axées sur les vrais besoins des restaurants.
Une solution? Investir dans la jeunesse canadienne.
C’est bien souvent dans les restaurants que les jeunes décrochent leur premier emploi. Ils y acquièrent des compétences essentielles et des bases solides pour leur future carrière.
Avec les bonnes politiques fédérales, le secteur pourra continuer à offrir des emplois intéressants à des centaines de milliers de jeunes Canadiens tout en solidifiant l’économie du pays et la vie dans nos communautés.


1 Canadien sur 4
âgé de 18 à 54 ans a travaillé dans la restauration à un moment ou à un autre de sa vie.
Une autre solution? Reconnaître les besoins uniques des restaurants se trouvant dans les régions rurales et touristiques du pays.
Les régions rurales et éloignées du Canada manquent souvent de main-d’œuvre locale pour occuper des emplois indispensables : postes de chefs et de cuisiniers, postes pour les quarts de nuit, etc.
Les régions touristiques, pour leur part, dépendent en grande partie du tourisme intérieur. Avoir un volet de financement consacré à l’emploi dans les régions rurales, éloignées et touristiques aiderait à y pallier les pénuries chroniques de main-d’œuvre. Des subventions et des avantages fiscaux pour l’automatisation et les technologies de cuisine intelligente, tout comme offrir un soutien financier pour l’embauche de personnel hautement qualifié et verser des subventions pour la formation, profiteraient à l’ensemble de l’industrie ainsi qu’aux régions rurales et touristiques.
Une dernière idée : mettre en valeur la riche histoire des restaurants qui emploient de nouveaux arrivants au Canada.
Quand on y pense, la moitié des restaurants au pays sont tenus par des personnes issues de l’immigration.
Pour de nombreux nouveaux arrivants au Canada, un emploi en restauration est l’occasion de décrocher un premier emploi au pays, de gagner un revenu et de l’expérience, et de mieux s’intégrer à la communauté.
Préserver notre capacité d’accueil des nouveaux arrivants est indispensable à la stabilité de notre secteur. Sans elle, beaucoup de restaurants risquent de fermer.
C’est particulièrement vrai dans les régions rurales et touristiques, où les nouveaux arrivants occupent souvent des postes pour lesquels il n’y a pas de main-d’œuvre locale disponible.
Les travailleurs étrangers temporaires sont bien souvent embauchés en dernier recours. Mais bien qu’ils représentent seulement 3 % de la main-d’œuvre, leur présence est cruciale dans les régions rurales du Canada. Le rigoureux processus suivi pour leur embauche, bien que plus long et dispendieux que celui appliqué pour les travailleurs locaux, est nécessaire dans une réalité où la population est vieillissante et où les effectifs s’amenuisent.
Chefs. Gérants. Plongeurs. Serveurs.
Tous participent au bon succès des restaurants.

